Buscar trabajo como inmigrante en otro país

Vivo en la región de Québec, Canadá, desde el 2011. Pasé cinco años en la Capitale Nationale y ahora vivo en la región metropolitana de la segunda ciudad francófona del mundo, Montréal.

Tengo 6 CVs. Son míos. Van así:

  1. General, en Inglés.
  2. General, en Francés.
  3. Para puestos en Social Media Management, en Inglés.
  4. Para puestos en Social Media Management, en Francés.
  5. Para puestos en Digital Project Management en Inglés.
  6. Para puestos en Digital Project Management en Francés.

Porque la búsqueda de trabajo en una región bilingüe canadiense es así de fregada. No vale un solo CV en un solo idioma. Debes tenerlo en los dos que habla la región, sobre todo si vives en Montréal. Para empezar. Luego, si te has especializado en dos cosas, o buscas empleo en dos cosas, pues tienes que hacer uno resaltando la experiencia en cada uno de ésos campos. Dado que yo hago MKT digital y Proyectos digitales, pues me toca hacer 2 versiones de cada uno.

…Sin contar con tu Plan B, que es el CV alimentario, ése que haces para buscarte una chamba “por mientras” y que también tiene que tener una versión en cada idioma, de una sola página, porque para hornear muffins y limpiar mesas no necesitas decir gran cosa. Prescindo de él, felizmente.

Las cosas a considerar, imprescindibles en el CV canadiense: que tus datos estén correctamente escritos, que el texto esté IMPECABLE y que encima, no exceda las 3 páginas. Eso no quiere decir que te quedes tranquila con esos documentos. Tendrás que adaptarlos a los textos o demandas de la propuesta de trabajo, intentando que sea un match exacto, muchas veces “literal”, para que los filtros de los sistemas de reclutamiento (sí, automatizados) pillen las palabras claves de tu Cv. Quiere decir que habrán veces en las que tendré que modificarlos, si es necesario, dependiendo de lo que busque la empresa a la que quiero postular.

A éso, hay que añadirle la famosa carta de motivación canadiense -quebequense. Si ya eres versado en los dos idiomas, te puedes dar el lujo de modificarla sin problemas, añadiendo las informaciones que puedan ser relevantes para el empleador. Sino, pues revisas mil veces antes de enviarla, con las modificaciones mínimas a un template que te pone de los nervios, porque sabes que si hay una sola falta de redacción (sobre todo si estás en COM) te van a descartar en one.

 

“Uy sí, yo quiero ir a Canadá” “Uy sí, qué bien que la pasas allá”

 

No ha habido un solo día de trabajo en el que no me haya ganado cada dólar con el sudor de mi frente y la quemada de mis neuronas. He trabajado mucho más y he dejado en la cancha, mucho más de lo que hacía en Perú. Pero nunca me he sentido más orgullosa de mis logros y aunque a veces las cosas no salen como uno espera, mirar hacia atrás sólo me hace dar más impulso para salir adelante. Me da la garra para saltar más alto.

Porque ser un inmigrante es vivir los retos diariamente. Retos que van desde el aspecto tan sencillo como el tener que expresarte en un idioma (o idiomas, como en ésta región) ajeno, entender una cultura a veces desconcertante y  tener que demostrar que eres el doble de bueno para tener una oportunidad de brillar. Es duro, es todos los días, pero es lo que hacemos, con una sonrisa, con agradecimiento, con los ojos bien abiertos. Hemos venido a aprender.

Durante ésta experiencia, uno conoce a mucha gente cuyo trabajo será impedir que saltes. Que te dirán que NO PUEDES. Que se te queden mirando, porque SÍ PODRÁS. Te repito, SI PODRÁS.

No es puro wishful thinking para un lunes en el que no quieres levantarte. Es la verdad cruda, si quieres creerla y sobre todo, si quieres vivirla.

Que cada lunes sea un día en el que tomes la resolución de hacer algo nuevo con tu vida. ¡Que nadie te detenga! Ni aunque tengas que hacer 6 CV y 2 cartas en idiomas que te son marcianos, aunque todo parezca complicado, aunque te sientas cansado, aunque te hayan hecho dudar de tus propias capacidades profesionales. Has venido de lejos,  vives la aventura de tu vida, has tomado el gran paso de salir de tu zona de confort, ¡lo haces todos los días, cuando sales de tu casa y te enfrentas a una sociedad que a veces no quiere que estés aquí! Ten en cuenta que somos muchos en el mismo trance, como lo hago yo ahora, desde que decidí venir a Canadá.

Dale, levántate hoy y anda. Mándate, con todo. Mándate.

Publicado el 24 set 2018 aqui

It would be worth

 

I absolutely love this song. I decided to translate it with a hidden intention, of course: to make someone dream. Because I am Dreampicker, I pick up dreams everywhere, especially from people I really appreciate. Enjoy the trip.

It would be worth it if you went through my life,
that you had the audacity to let me love you;

It would be worth sharing that beauty,
that you lost your head, how to explain it;

It would be worth it if you put together the courage,
because there is no other journey than the one that goes to your heart
that destiny caught at your waist, that madness,
it would be worth it;

(It would be worth it) if we spend the night deciphering our eyes,
the feeling that sweet is powerful;

It would be worth it if you lost your sanity,
that you forgot the moderation, it would be worth it;

(It would be worth it) spend the life given ourselves to the sweetness,
time plays against the heart that doubts;

how to explain to you joy and tenderness,
if you do not try the adventure,
it would be worth it…

It would be worth it if you lost your sanity,
that you forgot the moderation, it would be worth it,
(It would be worth it) spend the life given ourselves to the sweetness,
time plays against the heart that doubts,
how to explain to you joy and tenderness,
if you do not try the adventure,
it would be worth it…

It would be worth it…

Original lyrics here.

Finale

Muse, je ne pouvais pas dormir. Après notre incident au milieu de la station centrale du métro cette nuit-là, je me sentais vraiment idiote. Je me suis aperçu que tous mes efforts pour rester neutre avec toi avaient échoué misérablement et que maintenant j’étais de toute évidence, amoureuse de toi. Exactement ce que je voulais éviter coûte que coûte.

Tu étais assez mal à l’aise car je t’avais laissé seul sans finir ton affaire. Tu avais perdu une occasion de remplir ton carnet et ça te laissait maladroit. On a essayé d’être courtois et de rester amis, mais c’était certain que tu n’avais pas d’intérêt à côtoyer quelqu’un qui faisait tout l’effort pour cacher son intérêt pour toi et qui, en plus, avait reculé assez désastreusement. Quelle sorte d’idiote ferait une chose comme ça? Quelle sorte de femme perdrait l’occasion de passer un bon moment avec toi, Superman?

Moi, je ne savais comment guérir mon cœur (et mon amour propre) en attendant tes efforts inexistants. On a mis de la distance, même virtuelle, et ce symptôme d’abstinence me désespérait.

J’avais besoin de boucler la boucle, pour moi… et peut-être pour toi. Je ne pouvais être sans toi et en même temps, je m’enfermais en t’attendant. Je m’étais aperçue de l’urgence de cet effort la dernière fois que je t’avais rencontré avec nos amis : je tremblais en ta seule présence. C’était une sensation de faiblesse inattendue et épouvantable. Je devais arrêter de l’éprouver. J’avais besoin d’une guérison extrême, d’une amputation.

J’ai cherché comment le faire. Peut-être un acte exagéré de ma part, pour sortir théâtralement de ta vie et revenir à mes sens? J’ai choisi ça: te reprocher de ne pas être pas là quand je te le demandais, comme si j’étais ta blonde. Malade, non? Génial!

Hé ben oui,  ça a bien marché. J’ai eu le dernier mot, comme toujours. Je l’ai fait pour te faire sentir soulagé de ne pas avoir eu plus de moi qu’un baiser, et te faire croire de toute évidence que je suis une folle dangereuse.  Plutôt que tu comprennes vraiment que la fille qui t’a écrit tous ces billets de blogue n’arrête pas de rêver à toi, et probablement ne cessera jamais de le faire.

Et je l’ai fait… je t’ai laissé partir, même avec un nom, choisi pour toi, Muse.

On garde l’amour pour une occasion spéciale

Nous nous sommes rencontrés. Je t’ai aperçu dans la multitude, mais j’étais trop timide pour t’annoncer que je venais d’arriver. Je me demandais quand j’aurais l’occasion d’avoir un moment tranquille avec toi, au milieu de la folie des gens qui parlaient, de la musique étourdissante, du tintement des verres pleins et des visages anxieux des amoureux. Ça s’est finalement passé plus tard dans la soirée.  C’était bref, simple. Tu me racontais ta vie et tu me demandais aussi de te raconter la mienne. Je t’avais presque tout dit, mais j’ai caché que ce que je sentais pour toi. J’avais écouté attentivement quand tu parlais et j’avais compris ce que tu es, à l’endroit où tu vas. Je t’ai encouragé à trouver ta motivation, ta raison d’être ici. Une raison assez forte pour ne pas tout laisser tomber, malgré le mal du pays et les souvenirs d’un amour qui n’a pas fonctionné. On s’est dit des plaisanteries pour bien finir la conversation. Le café où nous étions fermait. On devrait y retourner chacun chez soi. On a marché rapidement jusqu’au métro.

J’étais tranquille, j’étais en paix. Apparemment.

Mais quelque chose s’est passé avant de se dire au revoir…

Je t’ai embrassé!  ZUT.

Je ne sais pas quelle force s’est emparée de mon corps et lui a fait faire cela! C’était comme si mon cerveau s’était éteint et que je fonctionnais avec le souffle de vie de mon corps pendant ce moment complètement étrange. Et pire, ça m’a fait prier les dieux pour que le temps s’arrête! Au milieu de la station centrale! On aurait dit une scène d’un film classique: deux personnes empêtrées dans un baiser qui ne finissait pas. Et je suis priée que le temps s’arrête seulement pour cette situation inattendue de ta part. Or pour moi, c’était inévitable car je ne pourrais pas continuer à vivre dans cette galaxie sans connaître la saveur de tes lèvres, sans sentir la douce odeur de ton cou. Je devrais revenir à la vie avec la chaleur de ton corps! J’ai pris le courage de découvrir tout ça, malgré mon horrible timidité. Je me suis lancée sans parachute, de façon desespérée sur toi.

Tu étais vraiment surpris… mais tu n’as rien fait pour arrêter ça. Tu m’as demandé si ce baiser était amical. Non. Il ne l’était pas, ma Muse. L’amour qui s’y cachait, timide,  déguisé en passion. Et je n’ai pas le courage de dire à mon coeur qui doit laisser tomber. Donc, on garde l’amour tranquille dans ma poche, pendant que j’écris ces chroniques et on les démêlera dans une occasion spéciale, mais pas à toi, c’est certain. Calme-toi, Muse. Pour toi c’était simplement un bisou. Pour moi, c’était la fin du monde, mais je suis encore vivante.

Je suis encore… en vie.

Calme-toi. Je trouverai la façon de te débarrasser de moi. Je te le promets.

Bleu

Tes yeux me transpercent, Musa. J’essaie de ne pas les rencontrer. Je parle du climat, de la difficulté des immigrants à s’adapter, de mes plans pour la fin de semaine avec mes amis, du film qu’on va regarder demain, du climat encore une fois…

 

Je remarque tes ongles rongés, tes mains crispées pendant nos conversations de groupe et tes doigts qui arrachent les objets avec anxiété, et je voyage en silence dans le plus profond de ma tête, pour te fabuler.  Mais souvent je me distrais et j’atterris encore une fois dans tes yeux apparemment translucides, mais qui ne me révèlent rien, sauf une étrange et visible peur de me questionner sur ce que tu veux vraiment connaître. Bien sûr, muse, j’ai aussi peur de te réponde car je ne sais pas mentir. Je sais seulement changer la conversation, clore les sujets, te demander de me raconter ta vie et ainsi te faire oublier l’intérêt à savoir si je t’attendais. Je maîtrise l’art de t’éviter.

 

C’est une tâche stressante, tu comprends.  Je prends tout l’effort de penser que ça va fonctionner, que je vais finalement t’oublier, qu’il y a autres problèmes vraiment plus urgents à résoudre que toi. Donc, je fais de mon mieux pour être indifférente, mais quand tu me parles, ou me touches par accident, je me sens mourir. J’ai du mal à cacher que tu as le pouvoir sur moi. C’est décourageant.

 

Peut-être que la chance sera avec moi et que je pourrai me débarrasser de ce sentiment plus rapidement que ces textes; que je finirai de les écrire et que tu seras un souvenir de l’hiver froid de cette ville pleine des gens qui ne veulent plus être seuls.

Ce cauchemar

Ma chère Muse, je me suis réveillée en sursaut à l’aube, avec le cœur dans la gorge. J’avais rêvé avec toi. Pas exactement ça. Sans toi.

 

Dans mon rêve, je me souviens d’avoir regardé mes messages sur mon téléphone cellulaire et je n’étais pas capable de trouver ton numéro, même ton contact. Je le cherchais frénétiquement pour une raison inattendue, et je désespérais. Tu n’étais pas là.

 

Je me sentais tellement perdue. Je pensais que tu me détestais, que tu ne me parlerais plus jamais comme d’habitude, pour ne rien dire, que tu n’attendais pas mes réponses avec sarcasme. Que tu n’aurais pas le moindre intérêt de savoir si notre groupe commun d’amis avait quelque chose à faire en fin de semaine.

 

Car ça y est le truc avec toi: tu apparais et disparais à ton gré. Cependant, j’essaie de faire ma vie normalement, si c’est possible après t’avoir rencontré. Car tu as bouleversé mes plans de tranquillité, d’ordre et progrès. C’est grave.

 

Donc, au lieu de t’envoyer un message pour savoir si tu es encore là et me vendre complètement comme une folle, j’ai ouvert mon cahier mauve et j’ai écrit de la poésie. C’était extraordinaire, ma muse! Je ne le faisais plus depuis que je suis venue ici, dans enfer blanc. Le Loup était resté même avec cette partie de moi, et je ne savais pas comment la récupérer.

Mais toi, ton absence m’a apporté ça. Une incroyable poésie en anglais que tu jamais ne liras.

La Muse est apparue

Hélas. J’ai eu une semaine à oublier. J’ai mal dormi trois jour sur cinq, j’ai reçu de mauvaises nouvelles professionnelles et je n’ai pas perdu de poids malgré ma diète stricte. Je me suis senti vieillir chaque jour. Je me suis sentie tellement seule, inquiète, défectueuse.  Tellement découragée.

Cependant, La Muse est apparue.

Je le nomme « La Muse », car c’est à lui que j’écris maintenant, dans mes trois langues, tu sais. Je suis certaine qu’il ne me lit pas, très occupé à ses affaires, très concentré sur luimême. Mais telles choses me contentent, car il découvrira tous ces textes trop tard, si j’ai de la bonne chance. Donc, j’écrirai plusieurs chroniques qu’il ne connaîtra jamais, et dont bien sûr que vous profiterez à lire. Je sais que vous n’aurez aucune façon de l’en aviser, que ce casse-tête est fait pour me cacher et lui cacher que je l’observe toujours, comme une vraie “stalker” et que ça me plaît beaucoup. Je vais lui faire croire qu’il ne m’intéresse pas, que je suis dans ma bulle. Mais je le regarde, avec le cœur serré, lorsqu’il se consacre à la chasse d’autres femmes plus disponibles (plus jeunes et intéressantes) que moi.

Ma Muse.

Ben oui, je vais lui écrire. Je lui raconterai toute ma vie, tout ce parcours qui m’a conduit jusqu’à ce moment parfait où j’admets que je suis la pire amoureuse du système solaire et que je n’ai que mes textes pour m’exprimer. Ces sont les uniques espaces de (i) réalité dans lesquels j’habite. Avec lui. Avec mes paroles qui fleurissent, comme d’habitude, pendant tout le temps que j’entends leurs conversations qui ne sont pas pour moi. Je ferai tout ça au lieu de devenir folle pour lui, au lieu de perdre ma cohérence, mon sang-froid, quand je le parle. Au lieu de tout lui dire, tout ce que je veux lui déclarer, fiévreuse. Au lieu de dire lui dire en face ce qu’il ne pourrait jamais croire…

En échange de tout ça, le silence, les banalités, l’indifférence.  Je suis devenue une comédienne compétente, et maintenant (et pourtant), j’ai une muse… et je le remercie de son existence.

*Avis: Ces histoires en français pourraient être ou non réelles.

Le Loup et la Muse

Ma chère muse, tu n’as pas encore de nom. Tu es simplement La Muse (comme ça, en majuscules), et c’est tout. Peut-être que toi, La Muse,  tu gagneras (ou annonceras) ton propre nom, un nom plein de lumière ou d’ombre. Un nom qui t’identifie parmi les autres muses qui existaient avant toi.

 

Parce que c’est vrai, ma Muse, il y en a eu deux autres comme toi. La première muse est devenue éternelle, car c’est elle qui a déclenché toute cette affaire, mais elle est perdue dans ma mémoire et ne mérite plus que l’on parle d’elle. Elle s’appelait elle-même « L’Ornithorynque » et elle défiait toute ma capacité intellectuelle, pour finalement mourir, déshonorante, aux bras des autres femmes. Je me souviens avec amertume — et peut-être avec l’incrédulité — de lui. Pas plus que ça. Mais j’étais jeune, et mes poèmes se succédaient dans un flux interminable. Je lui ai dédié ce livre de poésie, douloureux, mais exorcisant : et après l’avoir publié, comme si elle était un mauvais accouchement, j’ai enterré cette muse sans pitié. Je renaissais comme un phénix.

 

Mais la deuxième…

 

La deuxième était un loup. Il était un loup d’argent, plein de fierté. Orgueilleux de ses racines, de sa race, de son ADN furieux, même s’il était né près d’un lac. C’était était un loup qui défiait la gravité, qui remontait jusqu’en haut des Andes, et au sommet, regardait vers l’infini. Il était rarement au le niveau de la mer, tranquille; il semblait toujours en train de bouillir. Son état naturel était un feu interminable, inextinguible. Sa manière de m’observer me traversait, même à distance. Car Le Loup était intelligent, était perceptif. Car il me connaissait comme la paume de sa main. Il m’agitait, il me calmait, il me faisait l’aimer sans remords.

 

Le Loup écrivait aussi! Même si sa langue maternelle n’était pas la mienne, il la maîtrisait. Il me donnait les textes les plus incroyables qu’une femme ait reçus dans sa vie. Il me faisait rêver avec des phrases. C’était comme si tout son corps se donnait dans un texte. Il était à moi. Du moins, je le croyais.

 

Mais je te disais, Le Loup, ce magnifique loup que m’avait ordonné de le rencontrer à l’autre bout du monde — sans même comprendre que mon aventure ici était aussi une façon de lui montrer que je deviendrais la femme qu’il méritait —, il m’a quittée avant de venir ici. Je vais te dire un secret : je continue à sentir sa présence, les nuits froides, quand je suis à l’extérieur. Je le sens encore crier au loin, affamé. Cependant, je comprends que tout est dans ma tête, qu’il ne viendra jamais me chercher comme le prince d’un film romantique.

 

Je sais que je marche seule, mais pas solitaire. Je sais que je suis mes expériences, mauvaises et hallucinantes comme des épiphanies. Je suis Légion, ce groupe de démons qui parlent tous en même temps et te font peur quand tu me regardes dans les yeux. De cette manière je me sens forte, malgré les cicatrices qui couvrent mon corps; toutes ces blessures ont été faites par ces deux muses, parfois cruelles, parfois nécessaires pour ce parcours que je fais. Je suis certaine que tu m’en fera d’autres, mon amour. Je serai aussi fière d’elles, car ce sont des expériences qui me montrent jusqu’à quel point je ne suis pas la fille qui est partie de la maison parentale autrefois. Je me retrouve dans ce miroir qui va à la dérive, qui ne reflète rien qu’à moi-même… mais qui te regarde.

Le défi d’écrire dans une autre langue

Voilà!

On va commencer le 2017 un peu tard, mais avec un texte écrit entièrement en français. Qu’est-ce que ça veut dire? Voici un texte qui n’est pas traduit, qui a été spécialement créé et pensé en français. Ce n’est pas facile pour moi, car le français est une langue que j’apprends depuis 2009 et c’est plus un défi quotidien qu’un apprentissage. C’est le défi de penser et de participer à une culture qui m’était encore inconnue huit ans auparavant.

L’idée n’est pas seulement de publier un billet de blogue en français pour que les gens puissent s’apercevoir que je suis — effectivement — capable de rédiger et exposer mes idées en français aussi. C’est aussi une déclaration sérieuse au sujet de mon rêve : être capable d’écrire des textes créatifs, d’exprimer mes pensées dans des langues qui ne sont pas ma langue maternelle (j’ai déjà commencé avec l’anglais et vous pouvez le lire ici). C’est quelque chose, je dois le dire, car il s’agit de « traduire » mon cerveau directement dans une autre langue. Au lieu d’écrire en espagnol, langue maternelle que je maîtrise (j’ai publié un livre de poésie et j’écrivais pour un journal dans mon pays d’origine, donc je sais de quoi je parle), je veux essayer de vous « livrer la marchandise » tout de suite, ici. Comme ça.

Et c’est que je veux affirmer : écrire dans une autre langue est un défi majeur. Il faut s’en éprendre, puis travailler fortement pour être capable de raconter des histoires et aimer faire découvrir des cultures lointaines aux gens, leur faire connaître d’autres réalités. Ces autres mondes qui pourraient habiter le cerveau de l’écrivain (moi) au-delà les frontières de la francophonie. Écrire dans une langue qu’on vient d’apprendre, c’est offrir le cadeau de voyager avec un texte, avec une poésie. Un vrai travail d’illusionniste réalisé par l’auteur, qui observe ce monde d’une façon différente.

En fait, c’est le cadeau. Ceci. On se parle, mais bien sûr, on va se lire.

Redes sociales para principiantes. ¿En dónde empezamos la conversación?

Mucho se ha escrito sobre la importancia y necesidad de estar en las redes sociales. Muchos clientes  y marqueteros definen la presencia como imprescindible, urgente y apremiante. Sin embargo, parece ser que en esta fiebre por estar en redes sociales, el entusiasmo por aparecer en la foto es mayor que razonamiento por lo que ésta foto podría costarnos.

¿Es indispensable estar en las redes sociales?

No necesariamente, si te circunscribes a las redes sociales más conocidas, como FacebookTwitter, etc. Depende mucho del tipo de producto y servicio que da la compañía. Las redes sociales más populares son básicamente para tener contacto con los usuarios  de servicios o productos finales. Es decir, si eres proveedor de un insumo primario para otras empresas, tal vez puedas encontrar otra manera de generar la conversación entre tus clientes que no sea en los canales «populares».

¿Cómo puedo saber en qué red social debo estar?

De entrada, ¿conoces a tu clientela? ¿Conoces a tus potenciales clientes? ¿Qué hacen, a qué se dedican? ¿Cuáles son sus intereses, sus gustos, sus hobbies? ¿A qué hora se conectan a la internet y por qué medio? Saber todo ésto te puede ayudar a perfilar mucho mejor la red social a la que puedes establecer como tu canal de entrada. Hay redes sociales para todo tipo de personas… desde aquellas en las que se  comparten imágenes hasta otras en las que puedes encontrar  tu pareja trekkie. Debes investigar. En cuanto conozcas mejor a tus clientes, captarás sus intereses y dónde encontrarles.

¿Qué de extra debo saber sobre estar en redes sociales?

Varias cosas.

Primero, que debes tener permanencia: eso quiere decir, establecer una periodicidad a tu participación. Tus clientes se van a aburrir si ven que tu último post en facebook fue a finales del año pasado, por ejemplo.

Segundo, que no debes hablar solo de ti: Esto no es un monólogo sobre lo genial que eres. No seas egoista y comparte aquello que a tu clientela pueda serle de interés. No siempre serán tus cosas, pero siempre serás tú y es éso lo que tienes que vender: el interés por el bienestar de tu clientela.

Tercero, que debes buscar la conversación, dar respuestas. Interactúa. Estás al mismo nivel de tus clientes, aprovecha para saber qué necesitan y cómo puedes ayudarles. En eso que estás en la conversa (responde siempre lo más pronto posible), vas creando una comunidad y no te das ni cuenta. Eso es bueno, pues ellos serán tus mejores embajadores y publicistas.

Cuarto, que debes buscar asesoramiento: ya sea para aprender o para que alguien se encargue del asunto, porque no te alcance el tiempo, busca a alguien que sepa del tema. No a alguien que «esté mucho en Facebook» o que «tenga 1000 seguidores en Twitter». Busca a alguien experimentado en el tema. Un profesional puede enseñarte a desarrollar tus cualidades en este asunto o puede llevar tu cuenta. Dependiendo de tus necesidades, se trabajará a tiempo completo o parcial. El profesional te puede indicar cómo saber si tus estrategias de acercamiento funcionan o cómo mejorarlas: definitivamente, te puede ayudar a ver mejor el panorama.

Quinto, que esto no es la octava maravilla:  participar en redes sociales es solo una parte de toda una estrategia de marketing global. Es decir, tus redes sociales son un medio más por el que te puedes comunicar con tus clientes, pero es uno de los más poderosos, porque los tienes a mano, siempre. Si das un mal servicio, tienes un producto con fallas o tus canales de distribución son defectuosos, tus clientes te lo harán saber…y la mala publicidad no es publicidad (sin importar quién lo haya dicho).

Con éstos pequeños lineamientos, puedes pensar en una estrategia en redes sociales y empezar a interactuar con tus clientes. Lo que ellos te contarán pueden cambiar el giro de tu empresa y de tu vida. No desperdicies la oportunidad de conocerles de cerca.