Leaving some dreams away

Via Freeimages.com

An average night, at some average week
on an average year
-Let me be clear, this is a year
full of epiphanies-
where I realize
I’m in the wrong timeline.

In some other reality, another one,
another like me,
has known you -younger-
she has inhaled the smell of your neck,
maybe -I’m not sure-
has given birth the fruits
of your seed.

You may have turned, once,
in some street
and you will have met her
with her transparent clear eyes,
you may have kissed her like
someone who does not want
break a spell,
You will have embraced her
with the intention that
being eternal

I know, only death is
but, next to her,
and with her,
you will have found
of your purpose,
your place in the damn universe.

I believe it sincerely,
that in some other reality,
You are with me since…
… my own spring,
fighting all the wars by my side,
Learning together how to rock the world.

Because it’s obvious,
that you never appeared here,
no matter how hard was my search,
and all the spells I invocated,
all of them full of decapitated saints
hanging on the cots
from several cities in my time-space.

Maybe it’s time
to leave the fucking hope
in the seat of a forgotten bus
and rising gracefully, getting out of this dream.

( 11:30 pm. May 2th, 2019)

Love is sharing:

Bilan 2018

Somewhere
Somewhere over the rainbow. 

Ce fut une année étrange.

Il me semblait qu’hier encore je travaillais sans arrêt, avec l’objectif de finir mes dossiers avant les fêtes de 2017, puis de dormir pendant toutes les journées fériées. J’étais débordée de travail, mais tous mes rêves me rapprochaient du jour de l’an à New York et j’étais contente, malgré la fatigue. Cela en a valu la peine, au fait. Ça été début d’année glacial dans une ville fantastique, mais stressante. Un peu plus tard, avec un cher ami, nous avons fait notre liste de souhaits pour l’année à venir, avec beaucoup d’attentes et aussi immense espoir en l’avenir. Nous étions satisfaits.

Je me sentais tellement déçue il y a quelques jours. Il me semblait que je n’avais rien accompli. D’abord, je suis sans emploi, sans amour(s) et j’ai eu plusieurs problèmes de santé l’un après l’autre. Je dirais sans doute que cette année a été la plus dure de ma vie dans ce pays. Parfois plus difficile que quand je suis arrivée et que j’avais de la misère à parler et comprendre une langue que je n’avais pas le moindre intérêt d’apprendre, maisqui était capitale à ma survivie ici. Je détestais la solitude, l’absence de ma famille, travailler de nuit pendant l’hiver, ne pas avoir d’amis…

Ceci a été une année vraiment dure. Il avait des moments où j’ai été tellement fâchée contre tout, où je pensais que je ne serais pas capable de survivre dans cette ville, frustrée contre les gens qui semblaient ne pas me comprendre, absolument frustrée contre l’amour qui avait l’air de n’être qu’une mauvaise blague, chaque fois plus décevante que l’antérieure. À un moment, je me suis assise désespérée dans ma salle à manger et je me suis mise à pleurer de fureur et frustration.

Mais je me suis dit : qu’est-ce que je dois apprendre? Qu’est-ce que j’ai déjà appris? Et les réponses sont apparues, doucement.

Voilà que je me débrouille dans trois langues (ce qui était incroyablepour moi quelques années auparavant), je comprends la façon de fonctionner du marché de travail et la culture québécoise ( les deux les plus compliquées au Canada, pour vrai), et je sens que je fais vraiment partie de cette région et de ce pays. J’ai un toit sur ma tête, une boisson chaude sur ma table de travail, des amis qui me donnent temps et encouragements lorsque je me sens accablée. Eh oui, je sens le temps passer plus rapidement qu’avant, maisj’apprends plus rapidement à lire l’intérêt des gens, je comprends beaucoup plus qu’avant l’importance de la solitude qu’on s’impose à soi-même, plutôt que les autres sur nous. Bien sûr, je comprends mieux les actes de bonheur et j’apprends que c’est à eux qu’on doit le trésor dans notre cœur.

Mon année n’a pas finie, fiou, il reste encore quelques semaines. Ç’a été une année d’épreuves, les unes après les autres! Mais, c’est une année où j’ai compris que j’ai survécu à un parcours incroyable. Je peux maintenant me donner la permission de rêver, même s’il y a des gens qui me l’interdisent, car la vie est courte et ces gens n’ont pas d’emprise sur moi. C’est une année où j’ai pris de bonnes décisions, malgré la souffrance, car j’appris beaucoup des choses à mon sujet et je me sens (douloureusement) fantastique grâce à cela. J’ai appris à abandonner des situations qui me causaient malheur, même si tout le monde me disait d’y rester. J’ai réussi à laisser partir des gens qui ne m’aimaient pas, même si mon cœur se brisait terriblement. J’ai appris à oublier les idées noires et à embrasser tout ce que je suis maintenant capable de faire, parce que je le mérite, car je suis une guerrière, car je peux le faire. Puis, comme j’avais dit il y a plusieurs années de cela : je suis ici pour fleurir. Voici venir la période avant ma merveilleuse renaissance.

Pensez comme ça quand vous vous sentez déprimées au sujet de vos listes de souhaits « en faillite ». Vous êtes en train d’apprendre à vivre.

Bonne année 2019!

Love is sharing: