Bilan 2018

Somewhere
Somewhere over the rainbow. 

Ce fut une année étrange.

Il me semblait qu’hier encore je travaillais sans arrêt, avec l’objectif de finir mes dossiers avant les fêtes de 2017, puis de dormir pendant toutes les journées fériées. J’étais débordée de travail, mais tous mes rêves me rapprochaient du jour de l’an à New York et j’étais contente, malgré la fatigue. Cela en a valu la peine, au fait. Ça été début d’année glacial dans une ville fantastique, mais stressante. Un peu plus tard, avec un cher ami, nous avons fait notre liste de souhaits pour l’année à venir, avec beaucoup d’attentes et aussi immense espoir en l’avenir. Nous étions satisfaits.

Je me sentais tellement déçue il y a quelques jours. Il me semblait que je n’avais rien accompli. D’abord, je suis sans emploi, sans amour(s) et j’ai eu plusieurs problèmes de santé l’un après l’autre. Je dirais sans doute que cette année a été la plus dure de ma vie dans ce pays. Parfois plus difficile que quand je suis arrivée et que j’avais de la misère à parler et comprendre une langue que je n’avais pas le moindre intérêt d’apprendre, maisqui était capitale à ma survivie ici. Je détestais la solitude, l’absence de ma famille, travailler de nuit pendant l’hiver, ne pas avoir d’amis…

Ceci a été une année vraiment dure. Il avait des moments où j’ai été tellement fâchée contre tout, où je pensais que je ne serais pas capable de survivre dans cette ville, frustrée contre les gens qui semblaient ne pas me comprendre, absolument frustrée contre l’amour qui avait l’air de n’être qu’une mauvaise blague, chaque fois plus décevante que l’antérieure. À un moment, je me suis assise désespérée dans ma salle à manger et je me suis mise à pleurer de fureur et frustration.

Mais je me suis dit : qu’est-ce que je dois apprendre? Qu’est-ce que j’ai déjà appris? Et les réponses sont apparues, doucement.

Voilà que je me débrouille dans trois langues (ce qui était incroyablepour moi quelques années auparavant), je comprends la façon de fonctionner du marché de travail et la culture québécoise ( les deux les plus compliquées au Canada, pour vrai), et je sens que je fais vraiment partie de cette région et de ce pays. J’ai un toit sur ma tête, une boisson chaude sur ma table de travail, des amis qui me donnent temps et encouragements lorsque je me sens accablée. Eh oui, je sens le temps passer plus rapidement qu’avant, maisj’apprends plus rapidement à lire l’intérêt des gens, je comprends beaucoup plus qu’avant l’importance de la solitude qu’on s’impose à soi-même, plutôt que les autres sur nous. Bien sûr, je comprends mieux les actes de bonheur et j’apprends que c’est à eux qu’on doit le trésor dans notre cœur.

Mon année n’a pas finie, fiou, il reste encore quelques semaines. Ç’a été une année d’épreuves, les unes après les autres! Mais, c’est une année où j’ai compris que j’ai survécu à un parcours incroyable. Je peux maintenant me donner la permission de rêver, même s’il y a des gens qui me l’interdisent, car la vie est courte et ces gens n’ont pas d’emprise sur moi. C’est une année où j’ai pris de bonnes décisions, malgré la souffrance, car j’appris beaucoup des choses à mon sujet et je me sens (douloureusement) fantastique grâce à cela. J’ai appris à abandonner des situations qui me causaient malheur, même si tout le monde me disait d’y rester. J’ai réussi à laisser partir des gens qui ne m’aimaient pas, même si mon cœur se brisait terriblement. J’ai appris à oublier les idées noires et à embrasser tout ce que je suis maintenant capable de faire, parce que je le mérite, car je suis une guerrière, car je peux le faire. Puis, comme j’avais dit il y a plusieurs années de cela : je suis ici pour fleurir. Voici venir la période avant ma merveilleuse renaissance.

Pensez comme ça quand vous vous sentez déprimées au sujet de vos listes de souhaits « en faillite ». Vous êtes en train d’apprendre à vivre.

Bonne année 2019!

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November in the cold

 

Corner

Well, snow arrived faster than expected, at least for me. At least in my mind, because my body noticed it: my rosacea keeps telling me when the weather changes in advance. So, my face is a red and itchy/painful reminder than #WinterIsComing. It is my mind who never notices anything. Nor when people like me (not bad) nor when they dislike me (that is really bad indeed). For heaven’s sake, sent me an announce next time, because I am busy trying to survive in this crazy geek city, instead of reading your feelings, people. I feel like a warrior today, despite the loneliness, the sickness and the probably sad holidays coming. What a year.

Or maybe I know nothing, Sara Snow.

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Dark October

Maybe it’s the weather, maybe the fact I feel lonely, despite people surrounding me. I look at the window, the days are grey and dark, they are not helping at all. My body relaxes in my yoga mornings but my heart is getting smaller day by day. I ask for harmony, for wisdom. I pray for being found. I pray for been kept in someone’s heart, someone wiser than me, who can absolutely understand the daemonical me. A friend tells me that maybe I am a part of this special race of people born to be alone, or who are attached to just one person in his whole life. That sounds tragically romantic and absolutely inaccurate for me… I guess. I resist believing that I was for someone… who already passed. Because that it is what makes me crazy: the thought that I was so distracted I couldn’t get him. So I keep my eyes open, my heart pumping, my brain smart. Just to find him.

Meanwhile, I write in pajamas my future, I dream in color, I love even if they don’t care. I keep being the stubborn woman who can’t help to be intense, who can keep people’s dreams in her soul.

Blessed us, who have to keep our spirits high because we can’t afford falling down…

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